Rudy, un chien pas comme les autres

Aujourd’hui, Plein de Talent s’intéresse à la littérature jeunesse avec Matilda, créatrice de la série « Y a comme une bogue« . Elle s’est prêtée au jeu des questions-réponses et nous dit tout sur son univers !
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  1. Tout d’abord, bonjour Matilda, depuis quand écris-tu et dessines-tu des histoires ? Quel est ton parcours ?

Bonjour !

J’ai commencé à écrire à l’âge de 29 ans, mais surtout pour moi-même. Je n’ai débuté mon premier roman qu’un an plus tard, c’est ce projet qui est devenu par la suite la saga « Y a comme une Bogue ». Presque au même moment, j’ai commencé à imaginer les dessins qui devaient illustrer le roman. Pour le dessin, c’est le contraire : je dessine depuis toute petite, et ai régulièrement suivi des cours à partir de l’âge de six ans, ce qui m’a beaucoup aidé.

Au départ, je n’ai pas une formation littéraire mais scientifique : j’ai fait des études d’ingénieur, puis de diététique mais n’ai pas poursuivi pour raisons personnelles.

  1. Peux-tu nous raconter qui est Rudi et de quoi parle « Une bogue pas comme les autres » ?

Rudi est un jeune chien qui vit dans un monde très semblable au nôtre mais peuplé presque uniquement de chiens ! Par rapport à ses semblables, Rudi est un original : il est solitaire, n’aime pas le sport mais est un bon élève à l’école. C’est aussi un caractère un poil rebelle (tout comme ses poils d’ailleurs) qui pose un regard un peu ironique sur le monde qui l’entoure et se trouve régulièrement en conflit avec sa mère.

C’est ce caractère en marge qui permet son amitié avec « une bogue pas comme les autres ». Bugin, la « bogue », est rejetée par les jeunes chiens de l’école parce qu’elle est très différente physiquement et semble inadaptée… Elle essuie régulièrement des moqueries à cause de son obésité.

Cette amitié qui se noue entre ces deux personnages isolés va être l’occasion d’une série d’aventures pour eux… Rejetant les préjugés, ils aiment mieux l’entraide : or au même moment Muria, la souris, fait face justement à un problème grave et terrifiant ! Voilà qui va confronter Rudi, Bugin et plusieurs autres de leurs courageux camarades de classe à leurs propres limites…

  1. D’où vient ton inspiration ? As-tu des auteurs de référence qui t’ont donné envie d’écrire ?

J’aimais beaucoup lire étant jeune. Je lisais les romans pour la jeunesse de Roald Dahl, de Daniel Pennac, le Petit Nicolas de Sempé, etc. C’était des œuvres souvent remplies d’illustrations ce qui m’a donné envie de créer les miennes quand j’ai commencé Y a comme une Bogue

Plus tard, je suis « retombée en enfance » grâce à la série des Harry Potter et puis j’ai lu d’autres œuvres de fantasy dans la foulée. Des auteurs que j’ai beaucoup aimé, vers l’âge de vingt ans sont Pierre Grimbert, Bernard Werber, Henri Loevenbrück La bibliothèque de mes parents avait une collection de nouvelles de science-fiction, je les ai « dévorées » également.

Mon rêve était de créer ma propre saga de fantasy, mais je ne savais pas quand j’en aurai le temps et je n’avais pas encore écrit un mot à l’époque ! Finalement, c’est un accident de parcours qui m’a permis de débuter dans l’écriture et de commencer ce projet imprévu : Y a comme une Bogue (qui est de la littérature de l’imaginaire mais pas de la fantasy au sens propre).

  1. Comment réalises-tu tes dessins ?

Les dessins de Y a comme une Bogue ont d’abord été réalisés au crayon à papier puis repassés simplement à l’encre. Ceux de la couverture et quelques autres que j’affiche sur mon blog et ma page Facebook ont été colorisés via un logiciel.

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  1. A quelles difficultés es-tu confrontée concernant soit la réalisation, soit la promotion de tes livres ?

Y a comme une Bogue, dont le point final a été posé fin 2014, a été beaucoup retravaillé par la suite. Le titre a été changé, beaucoup de coupes ont été faites, je l’ai divisé en quatre tomes pour qu’il soit plus adapté à des enfants de 8 à 12 ans

Le plus difficile n’a pas été l’écriture elle-même mais plutôt de trouver un éditeur. J’avais lu beaucoup de commentaires sur internet et savait que la partie était loin d’être gagnée d’avance… J’ai pensé avoir beaucoup de chance quand, après quelques envois de manuscrits seulement, une maison d’édition bien connue m’a annoncé retenu mon projet. Finalement, au bout d’un an, ils ont changé de politique éditoriale et mon roman ne faisait plus partie de la liste des élus…

Comme je ne voulais pas enterrer ce projet sur lequel j’avais travaillé presque un an, j’ai choisi l’auto-édition. Cela m’a demandé beaucoup de travail sur l’ordinateur mais au final le résultat est là : non plus un manuscrit mais un joli bouquin broché !

Là encore il y a eu tout un travail à faire, celui de l’auto-promotion. J’ai pu vendre quelques livres à certains de mes amis « à la main », mais pour toucher un public plus large, il faut se faire connaître via les blogs, proposer son livre à la chronique, (au passage la plupart de mes chroniques sont sur le site simplement.pro,) donner des interview etc. J’ai eu la chance d’avoir des amies écrivaines qui m’ont conseillé et m’ont indiqué des liens.

  1. Fais-tu des dédicaces, rencontres avec le public ? Des satisfactions ?

Mon premier roman est encore peu connu et donc je n’ai pas encore fait de séances dédicace… je vends mes romans à l’occasion de quelques événements, comme en février dernier la Journée de la micro-édition de Creil, et je fais des dédicaces à la demande. Pour l’instant j’ai eu plutôt de bons retours, notamment de la part des enfants…

  1. Quels sont tes projets littéraires ? Autres projets ? Autres passions ?

En ce moment, je travaille sur deux projets : une bande dessinée en collaboration avec une amie, et une saga de fantasy qui s’annonce « épaisse », destinée à des ados ou jeunes adultes…

  1. L’association Plein de Talent a pour but de promouvoir des talents, quels conseils donnerais-tu à toutes celles et ceux qui veulent se lancer dans le dessin et/ou l’écriture ?

Pour ceux qui veulent écrire, au point où j’en suis, je vous conseillerai de ne pas vous décourager, car la route est longue. Soit vous trouvez un éditeur : tant mieux ! Soit vous êtes en auto-édition et dans ce cas ce sera un énorme travail pour vous faire connaître. Le marché, surtout pour la littérature jeunesse, est saturé.

Je crois qu’il faut avant tout aimer écrire, c’est ce qui permet d’avancer. Achever un roman, finir de construire un univers est déjà une victoire en soi.

Faire un blog sur internet est une façon d’ouvrir les portes de votre monde à vos lecteurs potentiels.

Pour ce qui est du dessin, je l’ai longtemps conçu comme une activité récréative avant de m’en servir pour rendre mes romans plus attrayants. Personnellement, j’aime mieux le dessin papier, les crayons, l’encre, la peinture, le pastel, mais dans ce cas il vaut mieux avoir un petit atelier à soi ou prendre des cours de dessin. La colorisation par logiciel est plus laborieuse, ce sont des astuces à apprendre, mais elle donne un bon rendu sur une couverture papier.

Dans tous les cas, auto-édition, dessin, mise en forme du texte et des dessins, auto-promotion, il faut toujours songer qu’il vous faudra consacrer un certain temps à apprendre de nouvelles choses, à passer des heures supplémentaires devant votre écran…

Et donc, un seul conseil : allez faire un tour de temps en temps, respirez…

Vous pouvez vous procurer « Y a comme une bogue » sur The BookEdition et sur Kobo !

Vous pouvez aussi aller sur le site de Y a comme une bogue ainsi que son nouveau site d’auteure, sa page Facebook et son Twitter.

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