Les maisons d’éditions à éviter – Partie 2

Les maisons d’éditions à éviter – Partie 2

Après avoir taillé une bavette avec vous sur les éditions Baudelaire et La Bruyère, nous allons continuer dans le monde merveilleux de l’édition et les maisons d’éditions à éviter. Les éditeurs toujours service de leurs auteurs ? Pas vraiment…

Les éditions Amalthée

Depuis 15 ans notre vocation d’éditeur est de révéler les talents littéraires de demain. Nous étudions chaque projet et sélectionnons les textes que nous souhaitons défendre sur le terrain. Vous avez un manuscrit à publier ? Nous recherchons de nouveaux auteurs, débutants ou confirmés. Envoyez-nous vos textes, nous les lirons avec intérêt. Un éditeur pour toucher vos lecteurs De la conception du livre à sa promotion auprès des médias et libraires, nous vous accompagnons afin de vous donner les meilleures chances de toucher les lecteurs… et laisser votre empreinte sur la scène littéraire. Votre livre publié Tous nos ouvrages sont distribués par Hachette Livre, premier distributeur de livres francophones.
Amalthée
Page d'accueil des édtiions Amalthée

Quelle belle introduction ! Les éditions Amalthée sélectionnent les manuscrits, sans doute pas de la même façon que d’autres maisons, on va le voir peu après. L’argument massue utilisé ici est « Nos ouvrages sont distribués par Hachette ». Je l’ai entendu dans la bouche d’un autre éditeur dont je vous parlerai plus tard. Etre distribué par Hachette, c’est bien, mais sachez que ça ne fait pas pour autant plus vendre un livre qu’un autre qui n’est pas distribué par cet intermédiaire. Le fait d’être distribué par Hachette veut dire qu’on PEUT le vendre un peu partout, mais pas qu’il VA être vendu partout. La nuance est de taille.

Passons aux témoignages :

Celui de Mary fin 2014

« En rentrant de l’école, je trouve dans la boîte aux lettres un contrat d’édition pour mon roman. Je parcours très vite : Des mots impressionnent : La distribution en librairie de votre ouvrage imprimé sera assurée par le groupe Hachette Livre !!!
Hachette ? Le Hachette ?
Bon, là, je me sers une bière. (Jupiler !)
Mon cœur vibre, saute, tressaute,  puis ressaute !
Je vais être distribuée par Hachette !!!  
Je n’ose hurler de joie mais je me retiens.
La bière ne vit que quelques secondes.
Et puis page 2 : Une promotion sérieuse et donc un budget de communication ganagnagni gnagnagna… Pour la publication de votre ouvrage, le montant de cette participation est de 3 235 euros.
Et là… Là…
« Enf… »
Oui pardon, c’est indigne mais zut et flûte ! Enf… quand même. »

Les éditions Persée

Ne croyez pas que j’ai échappé en tant qu’auteur aux éditeurs à compte d’auteur. Jeune et crédule, j’ai payé pour être édité. Je n’en ai pas honte, je croyais que j’allais tout casser. Malheureusement, les éditions Persée, tenues par le même éditeur, Jean-Yves Normant, que les éditions Amalthée, ne fait aucune promotion. J’en suis le premier témoin, tout est à faire par l’auteur après avoir lourdement pioché dans ses économies. Je ne me souviens plus de la somme que j’avais payé à l’époque, ce devait être environ 2000 euros. Pas de correction de l’ouvrage digne de ce nom, pas de publicité, rien. Fuyez !

éditions persée

Ce doit être l'inflation

Aux dernières nouvelles, se faire éditer par Persée coûte environ 3000 euros. Si vous voulez mon avis, ce doit être à cause de l’inflation. Il faudrait leur demander, mais l’explication doit être là. Témoignage suivant trouvé sur le site des jeunes écrivains :

Il y a quelques jours, j’ai reçu une proposition de contrat de la part des éditions Persée… mais à compte d’auteur ou, comme ils disent, un contrat « participatif ». Voici un résumé de ce qu’ils proposent :
170 pages environ, 16.30€ TTC dont 23% HT me reviendront sur la vente des 2000 premiers livres et 25% au-delà… En échange, ils me demandent une participation de quasiment 3000€, m’assurent qu’ils vont s’occuper de tout le reste (publicité, distribution…)

Voilà pour cette deuxième partie. Vous l’avez compris, vous avez le droit de vous engager avec ces éditeurs. L’erreur est humaine. On a le droit de se tromper, mais peut-être existe-t-il des solutions moins onéreuses pour être éditer. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une troisième partie consacrée à d’autres éditeurs à compte d’auteur. N’hésitez pas à apporter vos témoignages.

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