Focus sur… Jann Halexander

Focus sur… Jann Halexander

Hello l’ami(e), j’espère que tu vas bien. Pour aujourd’hui, je te propose de découvrir un artiste qui se prénomme Jann Halexander. Aux influences allant de Debussy à des artistes Gabonais de renom comme Tita Nzebi, l’artiste a accepté de répondre à nos questions. Mille mercis de l’intérêt porté au blog!

  • Comment la musique est-elle venue à toi ?  

J’ai des souvenirs de ma mère jouant au piano, Debussy, Poulenc. J’étais petit à Libreville. C’était assez naturel car ma mère enseignait la philosophie au lycée d’état de l’Estuaire d’une part et le piano au conservatoire Maurice Ravel d’autre part. De toute façon mes parents écoutaient beaucoup de musiques à la maison. C’était aussi évident que l’air qu’on respire.

  • Quelles sont tes influences ? Comment définirais-tu ton genre musical ?  

Influences, je ne sais pas trop. Je suppose qu’il y en a inconsciemment, évidemment. Mais sinon il y a des artistes que j’admire. Je suis très éclectique, ça va de Pierre Akendengué à Catherine Ribeiro. J’aime beaucoup la chanson francophone.

2.Jann Halexander par Pierre Orcel, Café de la Danse, Paris, 21 janvier 2017.JPG
Jann Halexander

Mais la pop aussi, les musiques anglaises, indiennes. Pour mon style, on a tellement dit à mon sujet depuis mes débuts il y a déjà quinze ans que je suis inclassable que je vous dirais bien que je le suis. Bon, on va dire mon style c’est cabaret-pop. Mais même là, ce genre d’étiquette c’est restrictif.

  • Comment as-tu réalisé que tu souhaitais vivre de musique ?

En fait je dois être honnête, c’était sur un coup de tête. Je n’aimais plus les études. J’avais eu mon diplôme de maîtrise et je me dirigeais vers un doctorat sur l’aménagement du territoire mais sans enthousiasme. Je n’aimais pas du tout le monde universitaire. Un jour je suis arrivé en cours. Je regardais l’enseignant parler et je me suis dis ‘non ce n’est pas possible, ce n’est pas mon monde’. A la pause, j’ai quitté la salle et sans réfléchir je me suis lancé dans la musique.

  • Tu as récemment sorti le titre « C’était A Port-Gentil ». On sent un aspect mineur, nostalgique : quelles ont été tes inspirations ?

Je n’ai pas besoin de rentrer dans les détails mais le Gabon de l’enfance, la mienne, l’enfance et l’adolescence a disparu tout simplement.

Je ne suis pas spécialement nostalgique mais je comprends que le public le ressente ainsi. Beaucoup de gens des diasporas se retrouvent dans la chanson, pas uniquement les Gabonais.

  • Pourquoi avoir choisi ce nom au titre ? Quel message souhaitais-tu apporter ?

Je pense que c’est assez simple… De dire que d’une manière ou d’une autre on ne peut pas oublier d’où l’on vient. Sinon on se perd. Mais c’est un ressenti personnel. Je tiens à préciser que je suis très heureux de la présence de la chanteuse gabonaise Tita Nzebi dans le clip. C’est pour moi LA chanteuse gabonaise, j’ai un respect immense pour elle, pour son répertoire au delà du fait que nous avons partagé des scènes. C’est un honneur.

  • As-tu de futurs projets ?

Oui, bien  sûr…je n’ai pas de rêves mais des projets comm je dis souvent…mais je ne les évoque pas, par supersition. Mon côté gabonais je suppose ?

  • Y aurait-il des événements auxquels on pourrait participer ?

Oui, parce que je suis encore et toujours un artiste de scène, j’ai fait toutes les scènes possibles, variées, des petites salles, des grandes salles, des places en plein air, chez l’habitant…

J.H 'MAINSTREAM' by M.H n°3

A la rentrée, je ne peux que donner rendez-vous le 12 octobre à l’Atelier du Verbe, un lieu de théâtre, ce sera un spectacle de lectures et de chansons intitulé Ceci n’est pas l’Afrique…voilà c’est à Paris et il y a déjà des réservations…

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