Focus sur… Germaine Kobo

Germaine Kobo allie le moderne et la tradition africaine :

l’afro pop électro tribal dans le wax contemporain

Elle nous a accordé du temps pour répondre à nos questions : mille mercis de l’intérêt porté pour Plein De Talent!

Bonjour Germaine, Merci de ton intérêt pour « Plein De Talent »! Je suis Andie, ravie de t’interviewer. Comment la musique est-elle venue à toi?

Merci à vous aussi, je suis ravie de répondre à vos questions.

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours eu un goût certain pour l’écriture. Parce que pour moi la musique commence par l’écriture, « la musique des mots », je leur trouve une sonorité, une tonalité.

Je commence toujours le début de mes chansons par des textes, ensuite je leur applique une rythmique, une mélodie.

Je suis sur scène depuis 2009, j’ai eu plusieurs formations diverses et variées, mais j’ai toujours chantée mes compositions. J’ai sorti un album « Lombé » en 2013, puis le single « Rhinocéros » en 2016, enfin un EP « Moundélé » en 2017, que je représente sur scène depuis sa sortie, en duo avec Bella Lawson , artiste Togolaise.

Germaine Kobo

Tu es issue de la diaspora Congolaise. La RDC constitue une richesse culturelle sur beaucoup de plans : dans la musique il y a l’aspect folklorique (foklores Mbala, danses Kidakudaku, Mutwashi…), mais on a aussi les piliers de la rumba Congolaise comme Franco du TPOK Jazz, Wendo Sor. Pour ta part, la culture congolaise est-elle une référence dans tes projets musicaux?

 
 

Je suis issue de la diaspora Congolaise, mais je ne suis pas née en RDC, néanmoins malgré la richesse de la musique congolaise, et même si c’est une harmonie que j’écoute, j’ai ma propre musique à écrire, inclassable, singulière. Et c’est réellement celle-là qui m’anime, le métissage que j’invente. Même si il y a des sons, des mélodies qui ressemblent à cela, c’est le côté créatif qui m’inspire.

Peux-tu nous parler de ton EP « Moundélé »? Pourquoi ce titre? Est-ce du Lingala?

Moundélé veut dire blanche. En réalité j’ai beaucoup de chansons qui parlent de la lutte contre le racisme, parce qu’évidement j’en ai énormément souffert.

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EP « Moundélé »

Le fait d’être métisse, issue de deux cultures, est une force, mais parfois il ne peux pas être vu comme tel. A l’heure du communautarisme, du repli sur soi, le métissage, peut entraîner, chez certaines personnes qui manquent d’ouverture une forme de racisme, dont j’ai été la cible, parce que je ne connaissais mal ma culture d’origine, mais les circonstances de la vie peuvent parfois vous amener à ne pas pouvoir l’apprendre. « Nazali Moundélé » ,  veut dire en lingala  je suis blanche, mon grand-père était blanc et belge. A contrario, dans la vie de tous les jours, certaines personnes mal intentionnées me rappellent sans cesse ma couleur de peau. C’est un combat au quotidien.

Tu as récemment sorti le clip documentaire « Racines ». Pourquoi ce clip documentaire? Cette forme?

« Racines » est un clip documentaire sorti sur ma chaîne youtube le 20 mai 2018. Ce clip-documentaire a été réalisé par Nicolas Debru, que j’ai contacté parce que j’ai vu un de ces projets sur internet.

J’avais envie d’expliquer au gens, qui me suivent, ce qui m’avait amené à la musique au départ. Et puis, j’avais aussi envie de raconter mon histoire, certes personnelle, cependant je trouvais que c’est une belle histoire, avec une fin heureuse, et il me semblait que cette sincérité envers moi-même, pourrait me guérir et panser mes plaies, mais au-delà de mon égo, les auditeurs pourraient eux aussi trouver quelques réponses aux questions que je me suis posées, afin de leur permettre d’avancer, d’évoluer de remettre du mouvement dans leur vie. Je pense, d’après le retour que j’en ai eu, que ce film à provoqué ce genre d’émotions.  Nicolas Debru dit Lasko est un innovateur, c’est en effet une forme hybride : un clip-documentaire. Ce qui apporte de la richesse supplémentaire à un clip.

Comment s’est porté ton projet ? Quelles personnes t’ont aidé pour la réalisation ?

C’est un projet en auto-production. Je n’ai eu aucune aide financière. Nicolas Debru dit Lasko, l’a réalisé seul : rush, montage, étalonnage. Pour certaines scènes, il y a eu un directeur de la lumière et prêt d’un appartement. Samuel Safa Auteur Compositeur Sacem, m’a offert gracieusement une de ses musiques sur une séquence. Plusieurs personnalités sont venues gratuitement sur ce film, car mon histoire les avaient émus, et ils avaient envie de m’aider dans cette quête.

Quel message souhaitais-tu apporter avec ce clip?

C’est un message d’espoir. J’avais envie de dire que même si l’on traverse des tempêtes, on peut les gagner et réussir sa vie, même si le bonheur semble si loin de nous. « La force du baobab est dans ses racines ». Connaître son passé, ses origines, permet d’avancer  dans la vie de manière sereine.

Tu es passée chez Provence Azur. A travers cette émission, on ressent le partage musical, l’envie d’apprendre. Comment définis-tu la musique?

Je suis une créative, j’aime la nouveauté et ce que j’aime dans la musique, c’est l’apprentissage à l’infini.

https://www.youtube.com/watch?v=EcherxuR5aQ

Je pense que ma musique en tout cas aujourd’hui : sa direction, ce que j’ai envie de faire, une fusion entre le moderne et la tradition africaine : ce pourrait être de : l’afro pop électro tribal dans le wax contemporain.

As-tu de prochains événements auxquels nous pouvons participer?

Je vais avoir pas mal de concerts, je suis ravie car ce que j’aime le plus c’est faire de la scène.

  • Le 14 juin je serai sur Radio Zinzine à Aix en Provence à 20 h dans le peuple d’Orion émission de Marc Grisonnanche.
  • Le 21 juin à l’Afriki Digui Théâtre Marseille.
  • Le 29 juin au panier dans le cadre des apéros du panier à Marseille.
  • Le 6 juillet aux Festives du Plan d’Aups  (Var)

De futurs projets?

A court terme : Enregistrer un single et un clip vidéo en 2018

A moyen terme : Une tournée en Belgique, en France. En Afrique.

A long terme : Pour le reste un deuxième documentaire musical : sur l’enregistrement d’un deuxième album.

Il nous arrive d’avoir des personnes souhaitant se lancer dans la musique. Quels conseils pourrais-tu donner?

Je ne pense pas avoir les compétences pour donner des conseils techniques puisque je suis une autodidacte. La seule chose que la vie m’a peut-être apprise, c’est que la passion est mon moteur, car c’est une chose difficile de se lancer dans la musique, il faut juste considérer que si nous avons de bonnes raisons de le faire, chacun aura son public, sa place. In fine, pour savoir ce que l’on à offrir, à faire rêver, bien se connaître me paraît inévitable…

Merci beaucoup pour ce moment accordé,

Réseaux sociaux

Site Internet : https://www.difymusic.com/germaine-kobo
Facebook : https://www.facebook.com/germainekobo.lombe/
Soundcloud : https://soundcloud.com/germainekobo
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC05nWmr1-PGmxS0aM-2CymQ
Twitter : https://twitter.com/Gejazz
 

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