Focus sur… Ben Nodji

Parlons peu, parlons musique. Comment vas-tu l’ami(e)? Aujourd’hui nous avons l’occasion de parler d’un artiste qui est Ben Nodji : il a accordé son temps pour évoquerses projets musicaux. Nous le remercions de son attention portée envers « Plein de Talent ».

En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es et d’où tu viens ?

Je m’appelle Ben NODJI, diminutif de Nodjimba. Je suis né aux Comores dans l’océan indien, à vol d’oiseau de Madagascar et de la Réunion. Je suis venu en France adolescent pour faire une scolarité plus ambitieuse. Mais cette ambition allait se fracasser sur le mur peu de temps après, indépendamment de ma volonté…

 

Que représente la musique pour toi ?

La musique représente beaucoup de choses pour moi. Même si j’ai été un enfant qu’on trouvait davantage sur des terrains de foot que sur des scènes de musique, j’ai toujours aimé chanter, et j’ai même fait un peu de batterie dans mon adolescence. Mais c’est surtout quand j’ai été pris par la force de création musicale, même un peu tardivement, mais avec une violence inouïe, que je peux dire que la musique a sauvé carrément ma vie. J’aurais beau rencontrer des difficultés pour faire connaître ma musique au grand public, voire pour en vivre, rien ne m’enlèvera l’idée que la musique, la possibilité d’en faire, ça a été mon salut et c’est toujours mon salut.

Qu’aimes-tu chanter ?

Ce que j’aime chanter? Mes chansons, voyons. (rires)… Je suis très chanson française. Un « vrai franchouillard » si je peux me le permettre. Malgré mon accent, malgré que le patois comorien sonne bien sur une mélodie, j’adore chanter en français, sur des jolies mélodies comme celles d’Alain Souchon et son compère, de Francis Cabrel, de feu Michel Berger…pour ne citer que ceux qui ont fait partie de mon tout premier répertoire en public.

Peux-tu nous parler plus particulièrement de ta chanson « Le calvaire des migrants » ?

Le « calvaire des migrants », c’est en fait, le titre qui illustre l’interview autour de la chanson, laquelle, s’appelle réellement « Sissoko ». Sissoko, c’est un ami qui était tout le temps cloisonné chez lui.

Il disait ne jamais avoir de l’argent pour sortir faire un peu de loisirs. Il me le disait avec une grande détresse, je percevais un type, qui, malgré son travail, et donc son salaire, était particulièrement malheureux en France. La raison? Il est celui qui est parti. Pour toute une famille resté là-bas, tout est sur les épaules de celui qui est parti. Son devoir, son seul devoir est de subvenir aux besoins de ceux qu’il a laissés sur place. Du coup, il n’a pas de vie en France. Il n’est jamais heureux là où il vit. D’où son calvaire. Il se trouve que je me suis reconnu dans son histoire. Voilà comment cette chanson est née.

 
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Des projets, des tournées ?

Des projets? Des scènes et des scènes, si possible de plus en plus grandes, même en première partie. Et puis, je suis en train de faire un 4ème disque. Mon arrangeur voudrait me convaincre d’aller vers l’album, pour l’instant je passe à un EP 5 titres, la décision n’est pas définitive. Ce qui est sûr, c’est qu’on travaille.

Réseaux Sociaux

Facebook : https://www.facebook.com/Ben-NODJI-194429617298447/

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC-V9sA6NCuOJjLSDCbl7r5Q

 

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